Tous les enfants, tous les adolescents et tous les adultes devraient avoir accès à l’éducation fondamentale. Les pauvres, les enfants de la rue et les enfants qui travaillent ne doivent subir aucune discrimination dans l’accès aux formations.
Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, Jomtien, Thaïlande, 1900.
Le travail des enfants reste probablement le principal obstacle à l’accès à l’éducation pour tous les enfants. L’Organisation Internationale du Travail estime à près de 250 millions le nombre d’enfants entre 5 et 17 ans travaillant comme main d’œuvre bon marché. Il s’agit, pour la plupart, d’enfants issus familles rurales défavorisées qui doivent mettre chaque membre de la famille à contribution pour survivre. Il y a aussi ceux qui travaillent dans des situations dramatiques d’exploitation systématique dans les ateliers clandestins et les usines. Exposés à du matériel dangereux, réduits à l’esclavage, nombre de ces enfants meurent très jeunes. Le ‘travail’ le plus destructeur reste sans aucun doute la prostitution. On compte quelque 2 millions d’enfants tombés dans cette servitude à travers le monde. Rien qu’en Asie, il y aurait plus d’un million de mineurs des deux sexes, travaillant dans des bars et maisons closes. Il se passe généralement peu de temps avant qu’ils ne soient pris dans l’engrenage de la drogue ou contaminés par le VIH.
La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant exige des gouvernements qu’elle protège leurs mineurs de moins de 18 ans du travail forcé, de l’exposition au travail dangereux et de toute forme de travail pouvant interférer avec leur éducation .
