Welcome
Nous remercions toutes les personnes qui ont jette un coup d’œil sur le ste de Ras el oued Nous remercions encore plus les personnes qui nous ont encouragés avec leurs documents et leurs paroles. On voudrai que le forum de discussion soit un lieu où tout le monde pourra s’exprimer en toute liberté sur tous les sujets qui ont un rapport avec Ras el oued .



Les yeux de l'âme.

Les sujets sur la culture seront traites ici .
Ce forum est un temps fort autour d'un thème qui nous est très chère et qui manque beaucoup à Ras el oued.

Moderator: coeurdelion

Les yeux de l'âme.

Postby Toufik » Wed May 06, 2009 6:41 pm

Deux hommes tous les deux gravement malades occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi

afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons, son lit était à coté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux

compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service

militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir passait le temps à décrire à

son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure ou son monde était élargi et égayé par

toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. De la chambre la vue donnait sur un parc avec un beau lac les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que

les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits. Les amoureux marchaient, bras dessus bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel de

grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de

l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là.

Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre il pouvait le voir avec les yeux de son imagination tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. Les

jours et les semaines passèrent. Un matin à l'heure du bain l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre mort paisiblement dans son sommeil.

Attristée elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à

coté de la fenêtre. L'infirmière heureuse de lui accorder cette petite faveur s'assura de son confort puis elle le laissa seul. Lentement péniblement le malade se souleva

un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se

tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu'il vit fut un mur ! L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait

dépeint une toute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager,

commenta-t-elle. Epilogue : Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur

mais le bonheur une fois partagée, s'en trouve double. Si vous voulez vous sentir riche vous n'avez qu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que

l'argent ne peut acheter. Aujourd'hui est un cadeau c'est pourquoi on l'appelle "présent".
Toufik
 
Posts: 233
Joined: Thu Mar 13, 2008 6:14 pm

Return to Culture

Who is online

Users browsing this forum: No registered users and 0 guests

cron