Il s'agit de la dixième sourate dans l'ordre chronique. Elle est composée de trente versets d'inspiration mecquoise. Le titre est tiré du premier verset.
L'idée centrale, véhiculée dans cette sourate est intimement liée à celle contenues dans les sourates qui la précèdent ou la devancent. Si par exemple, celle développée dans la sourate qui vient après, "El-Balad" (La ville/ le pays) traite de la cité et donc de la citoyenneté, celle de sourate "El-Fadjr", a trait tout particulièrement à un problème humain et civilisationnel.
-Elle incite à réfléchir sur les voies et moyens d'aboutir au meilleur projet de construction d'une civilisation qui dure, et dont l'homme est l'élément pour réussir Ici-bas et également dans l'Au-delà. La réussite dans l'Au-delà est conditionnée par la réussite Ici-bas en termes de travail et de justice envers Dieu et envers son prochain.
La sourate peut être ainsi approchée :
-Un jure en guise d'introduction, mettant en exergue des éléments de temps et des éléments d'exergue des éléments de temps et des éléments de mathématiques, signes de la Puissance de Dieu pour appeler à la raison et l’entendement. (Versets : 01-05).
Une interpellation à l'attention du Prophète (P. et S. sur lui) sur un rappel historique de trois exemples de civilisations à ne pas suivre, parce que fondées sur de fausses bases. (06-14)
- - Un constat sur un cas d'homme opportuniste comme pour tirer la leçon de ces récits, (15-16).. Ce passage est suivi par deux oppositions commençant par la proposition "Kella" montrant la cause et l'origine de ce comportement (délaissement des pauvres et amour de la richesse), (17-20 et annonçant la sanction appropriée qui suit dans l'Au-delà) (21-30), c’est-à-dire la géhenne pour l’homme ingrat et opportuniste et le paradis pour l’âme apaisée. Cette sourate se lit structurellement ainsi avec aisance et clarté. Chacun peut se situer à la lumière de cette présentation pour voir dans quel cas il peut se trouver. Que Dieu nous préserve.
