Convention, signée le 3 juillet 1830, entre le comte de
Bourmont, général en chef de l’armée française et Hussein,
dey d’Alger, pour la remise de la ville et des forts.
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Le fort de la Casbah, tous les autres forts qui dépendent
d’Alger et le port de cette ville seront remis aux troupes
françaises ce matin à dix heures. Le Général en chef de
1’armée française s’engage envers S, A. le Dey d’Alger à
lui laisser la liberté et la possession de ce qui lui appartient
personnellement.
Le Dey sera libre de se retirer avec sa famille et ce qui
lui appartient dans le lieu qu’il fixera ; et tant qu’il restera à
Alger, il y sera, lui et toute sa famille sous la protection du
général en chef de l’armée française. Une garde garantira la
sûreté de sa personne et celle de sa famille.
Le général en chef assure à tous les soldats de la
Milice les mêmes avantages et la même protection.
L’exercice de la religion mahométane restera libre. La
liberté des habitants de toute classe, leur religion, leurs propriétés,
leur commerce et leur industrie ne recevront aucune
atteinte, leurs femmes seront respectées ; le Général en chef
en prend l’engagement sur l’honneur.
L’échange de cette convention sera fait avant dix heures
ce matin, et les troupes françaises entreront aussitôt dans la[/align]
Notre Dey a eu beaucoup de chance par rapport à ce que Sadam Hussein a eu avec les americains .
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1. Ce traité a été publié dans le recueil suivant :
DE CLERQ, op. cit., t. III, p. 237.
Je reproduis ici le texte donné par cet auteur.
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Casbah, et successivement dans tous les autres forts de la
ville et de la marine.
Au camp devant Alger, le 5 juillet 1830.
Comte de BOURMONT.
(Sceau du Dey)(1).

